Kouz fait dialoguer deux univers : les danses du bassin et les pratiques religieuses. Le bassin porte en lui une symbolique singulière, qui varie selon les cultures, chacune façonnée par son propre rapport au corps et à la sexualité. Cette diversité se reflète directement dans les danses, qu’elles soient populaires ou traditionnelles.
La religion n’est jamais loin de ces expressions corporelles. Au fil de l’histoire, elle a entretenu avec la danse une relation complexe, souvent conflictuelle. Tantôt perçue comme l’expression d’une passion débordant la raison, tantôt comme une forme de possession du corps par une entité malveillante, la danse a longtemps été mise à distance. Paradoxalement, elle pouvait aussi être tolérée, voire célébrée, lors de moments spécifiques comme le carnaval.
Cette ambivalence atteint son apogée lorsque le mouvement se concentre sur le bassin. C’est précisément dans cette tension que Kouz s’inscrit : interroger cette dualité, jusqu’à imaginer un culte autour de ces danses marginalisées. Un rituel où les corps, étroitement liés, finissent par se dénouer.
Le titre lui-même, Kouz, intrigue et suscite la curiosité. Il n’a rien d’anodin. Depuis toujours, la relation entre les deux danseurs interroge le public : quelle est sa nature ? Avec ce nom, ils esquissent une réponse. À l’oreille, il évoque le diminutif de « cousin ». Sans lien de sang, ils partagent pourtant une forme de parenté, une complicité presque familiale. Mais Kouz, c’est aussi le verlan de « zouk », danse qui a profondément nourri l’univers du spectacle.
COMPAGNIE : LA SESSION
DANSEURS : CHLOÉ ROBIDOUX & ANKA PROSTIC
SCÉNOGRAPHE : MARIE CERISY
KOUZ

